Jean Yves Henri, président de l'association Le Haut-Fer pour la Scierie hydraulique-musée de Mandray

30 septembre 2026
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Cette scierie a conservé l'intégralité de ses équipements originels et continue à scier du bois de charpente sur les principes mis en place lors de sa construction.

Installée sur un site qui exploite l'énergie hydraulique depuis le Moyen-Age, elle continue à fonctionner uniquement grâce à la force motrice de l'eau !

L'histoire du Haut-Fer de Mandray

 

La présence d’un haut-fer au centre d’un village n’est pas chose fréquente, en général ils sont situés au pied de la montagne, là où la chute et le débit du cours d’eau sont suffisants, mais aussi proche du lieu d’exploitation de la forêt.

Situé au centre du village, le haut-fer de Mandray doit sa situation géographique à son histoire : la transformation d’un moulin à farine en scierie au début du siècle. Le site a toujours été pour le village un haut lieu d’activité économique mais aussi sociale.

La scie est mue par une roue à eau alimentée par le dessus, comme vraisemblablement le moulin auparavant.

Lors de la création de la scierie, une retenue d’eau permettant de palier partiellement aux manques d’eau, a été créée.

Le haut-fer n’est accompagné d’aucun autre mécanisme de sciage (pas de déligneuse) ; par contre en 1928 on lui a adjoint un trieur à semences et un aplatisseur à grains.

Le mécanisme lui même est similaire aux autres hauts-fers de la région, la transmission du mouvement de la roue se fait par une multiplication à deux étages (le premier par roue dentée, le second par courroie).

Le site et son moulin

La première mention attestée du site de la Basse Mandray dit à " Morel pré ", emplacement de l’actuelle scierie, remonte à 1590.

Les archives du Chapitre de Saint-Dié, dont le finage de Mandray est une annexe contiennent l’acte d’achat " du moulin, sa source d’eau, la roue, les outils, aisances et commodités appartenants ou dépendants de celui-ci ".

Ce moulin qui appartenait à Jacques Henry FINANCE est racheté par le Chapitre (ADV. G600-1).

Les mêmes archives nous apprennent l’existence au 17ème siècle de trois moulins à farine à Mandray, tous trois propriétés du Chapitre et loués à des meuniers.

Nous retrouvons la trace du moulin de la Basse Mandray vers 1710 où une supplique des habitants de Mandray est adressée aux chanoines pour en demander la reconstruction car " l’un le meilleur et le plus expédient est tombé en ruine depuis plusieurs années.

En sorte qu’il n’en reste que les deux de la haute et la moyenne Mandray... qui manquent d’eau une partie de l’année... ".

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